C’est officiel, le PER (Plan d’épargne retraite) est arrivé, avec pour ambition de simplifier le paysage et de favoriser l’épargne à long terme. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce produit, ses avantages, sa fiscalité et les possibilités de transferts.

Définition du PER

Disponible depuis le 1er octobre 2019, le PER (Plan d’épargne retraite), remplace les autres plans d’épargne retraite. Il en existe trois types : le PER individuel, le PER d’entreprise collectif, et le PER d’entreprise obligatoire. Le premier est ouvert à tous, et vous pouvez notamment y transférer les sommes que vous aviez pu épargner au titre du PERP (Plan d’épargne retraite populaire) et du contrat Madelin. Le second succède aux Perco et est destiné à tous les salariés d’une entreprise sans obligation de souscription. Le dernier s’adresse soit à tous les salariés d’une entreprise, soit à certaines catégories, mais tous ceux qui sont concernés sont obligés de souscrire.

Fiscalité du PER

Désormais, avec le PER (Plan d’épargne retraite), pour tous les produits d’épargne retraite, vous pouvez déduire de l’assiette de l’impôt sur le revenu les versements volontaires, à condition de ne pas dépasser les plafonds existants. Bon à savoir toutefois : au moment où vous prendrez votre retraite, l’épargne liée à ces versements volontaires ayant profité de cette déduction sera imposée, alors que l’épargne n’ayant pas bénéficié de la déduction sera uniquement imposée au titre des revenus de l’épargne. En cas de sortie en capital, l’épargne issue de l’épargne salariale est exonérée d’impôt sur le revenu. Plusieurs options sont prévues en fonction du type de PER.

Le PER et la loi Pacte

Le PER (Plan d’épargne Retraite) s’inscrit dans le cadre de la loi Pacte (loi relative à la croissance et à la transformation des entreprises) du 22 mai 2019, avec pour objectif de simplifier l’offre en épargne retraite et de favoriser les placements à long terme. Les transferts sont possibles, à condition de rester dans le même établissement, ce qui doit permettre aux épargnants d’adapter le produit d’épargne retraite en fonction de ce qui convient à leur situation professionnelle : par exemple, si vous quittez votre entreprise pour monter la vôtre, vous pourrez transférer l’encours de votre ancien Perco vers un PER individuel.

PER ou assurance-vie ?

L’assurance-vie est historiquement le placement préféré des Français. Si l’arrivée du PER (Plan d’épargne retraite), ne devrait pas le détrôner, il mérite qu’on s’y attarde. En effet, si l’imposition est assez douce lors des retraits dans le cadre d’une assurance-vie, ce type de contrat n’offre pas d’avantages à l’entrée, contrairement au PER. Le choix dépend donc du profil de chacun et de l’objectif de l’épargne, sachant que les sommes disponibles sur le PER restent bloquées jusqu’à l’âge du départ en retraite (sauf en cas d’accident de la vie ou d’achat de la résidence principale), ce qui peut représenter un montant conséquent.